Le rêve de saint Joseph (1773-1774)
Le rêve de saint Joseph (1773-1774)
par Anton Raphael Mengs (1728, Aussig – 1779, Rome). Huile sur toile. 114 x 86 cm. Kunsthistorisches Museum Wien, Gemäldegalerie, Vienne.
Dans l’Évangile de Saint Matthieu, l’apôtre raconte : «Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » (Mat 2, 13)
En 1773, Mengs obtint le privilège d’accrocher son portrait dans la galerie de portraits d’artistes de Florence fondée par Giorgio Vasari au milieu du XVIe siècle. Il semblerait qu’il ait choisi lui-même le lieu : ayant été célébré comme « le nouveau Raphaël », il a immédiatement placé son portrait sous celui du grand peintre italien.
En 1745, Mengs était devenu peintre de la cour saxonne à Dresde, mais passait une grande partie de son temps à Rome. Là, avec Winckelmann, il devient l’un des fondateurs du classicisme et, aux yeux de ses admirateurs, il contribue à dépasser le baroque décadent.
En 1773/74, il retourna à Madrid, où il avait été nommé peintre de la cour de Charles III en 1760. Le tableau actuel représentant le rêve de Joseph fut probablement peint à l’époque florentine de Mengs et entra directement en possession du grand-duc Pietro Leopoldo.
À Rome, Mengs avait repris son étude des œuvres de Michel-Ange, et la posture de Joseph est clairement empruntée du maître, celle de Jérôme dans la Chapelle Sixtine.




















