Prière de l’encensement (nafhatou lįtri lāzbi )

Prière de l’encensement (nafhatou lįtri lāzbi )

La vidéo : prière de l’encensement (nafhatou lįtri lāzbi )dans le rite maronite en syriaque

Dieu des esprits et de toute chair,
qui as foulé au pied la mort, qui as réduit le diable à néant
et qui as donné ta vie au monde ;
donne toi-même, Seigneur, à l’âme de nos défunts
le repos dans un lieu lumineux, verdoyant et frais,
loin de la souffrance, de la douleur et des gémissements.
Que le Dieu bon et miséricordieux pardonne tous leurs péchés
commis en parole, par action et en pensée.
Parce qu’il n’existe pas d’homme qui vive et qui ne pèche pas ;
toi seul es sans péché, ta justice est justice pour les siècles
et ta parole est vérité.
Ô Christ notre Dieu, puisque tu es la Résurrection,
la vie et le repos de nos frères et sœurs défunts,
nous te rendons grâce avec ton Père incréé et avec ton Esprit très saint,
bon et vivifiant, aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen.
Qu’ils reposent en paix. Amen.

Méditons avec S.E Cardinal Roger Etchegaray

Méditons avec S.E Cardinal Roger Etchegaray

Dans l’immense cortège… Il y a bien sûr les saints catalogués au calendrier universel, et, tout d’abord, « Sainte Marie », la plus belle réussite du Christ (le Fils de Dieu pouvait-il faire autrement pour sa Mère ?). Et il y a tous les Saints anonymes de la Toussaint qui peuplent le ciel … et il y a même les Saints de la terre !
Regardez simplement autour de vous ! Les Saints pullulent à vos côtés, mais vous ne pouvez pas les reconnaître.
Regardez bien ! Ils sont très divers. Dieu ne les fait pas en série. Chacun est absolument unique, original : et pourtant tous habitent le même lieu, celui où l’homme est tel que Dieu l’a créé.
Regardez bien ! Leur vie est marquée par le refus de tout faux-semblant, de tout faux-fuyant. Pour eux, pas d’autre idée que d’aller sans tricher jusqu’au bout d’eux-mêmes, en restant de vrais hommes, de simples hommes, de vraies femmes, de simples femmes.
Regardez bien ! Nulle souffrance ne leur est étrangère, nul péché non plus. Ils ne s’étonnent de rien et s’émerveillent de tout. Ils se contentent d’exister, sans aucun souci d’imiter ou d’être imités. Ils ont un amour fou de la vie, à en mourir.
Regardez bien ! Ce sont des nomades, disponibles à l’imprévu de Dieu dont nul ne sait, comme le vent, d’où il vient. Ils n’hésitent pas à se poser la vieille question de l’Évangile : « Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme ? » (Luc 9,25).
Regardez bien autour de vous … regardez-vous vous-même, car vous en êtes de ce peuple des Saints. Il suffit de vous faufiler dans cet « immense cortège ». Il vous suffit de vous mettre en route, comme l’enfant prodigue.
Dieu ne se contente pas de vous attendre à la porte du ciel, de vous apercevoir de loin. Il court vers vous, Il se jette à votre cou et vous embrasse longuement (Luc 15, 20). Être Saint, c’est si simple ! Il suffit de se mettre en route vers son Père qui fera tout le reste. Amen.
Cardinal Roger Etchegaray

Saint François d’Assise recevant les stigmates (1430-1432)

Saint François d’Assise recevant les stigmates (1430-1432)

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Jan Van Eyck (avant 1395, Maaseik – 1441, Bruges), Huile sur vélin sur panneau. 12,7 x 14,6 cm. Musée d’art de Philadelphie, Philadelphie.

Cette brillante démonstration de la technique microscopique de Jan van Eyck met en valeur sa capacité à créer des images qui semblent à la fois très nettes et très lointaines. L’artiste a méticuleusement représenté le moment, au cours d’un jeûne de quarante jours dans le désert, où Saint François d’Assise a reçu les blessures du Christ crucifié (les Stigmates), que l’on voit ici tenu en l’air par un séraphin ou un ange.

Bien que Van Eyck ait placé la scène dans le paysage rocheux de la légende, il a inclus au loin une ville néerlandaise animée, comme pour suggérer que le miracle est visible au-delà des limites du temps ou de la géographie.

La petite taille de l’image suggère qu’elle était conçue comme un objet portable et personnel, facile à tenir dans les mains et rempli de détails qui méritent un examen attentif et répété. Le tableau a probablement voyagé du vivant de l’artiste ou peu de temps après, peut-être lors d’un pèlerinage d’un de ses premiers propriétaires à Jérusalem.

À savoir que l’artiste Van Eyck est le premier peintre de l’histoire qui a utilisé la peinture à l’huile!

Bonne fête de Saint François d’Assise.

La découverte de la Sainte Croix par l’impératrice Hélène

La découverte de la Sainte Croix par l’impératrice Hélène

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Le 14 septembre, l’Église célèbre le rituel de l’Exaltation de la Sainte Croix et de la Bénédiction de l’Eau. Le rituel remonte au IVe siècle lorsque le roi Constantin souleva le bois de la croix, après l’avoir découvert, pour l’exposer au peuple le jour de la cérémonie de dédicace de l’église du Saint-Sépulcre, le 14 septembre 335, ce jour là, tous chantèrent spontanément d’une seule voix « Kyrie Eleison » et furent bénis par la Sainte Croix.
Depuis ce siècle, et comme c’est le cas dans le rite actuel, il est de coutume à Constantinople de bénir les quatre coins du monde avec la croix, et après chaque bénédiction, l’assemblée chante le « Kyrie Eleison ».
L’œuvre d’art que je vous expose en cette fête est celui de Sebastiano Ricci (1659, Belluno – 1734, Venice), intitulé: La découverte de la Sainte Croix par l’impératrice Hélène
Huile sur toile. 73 x 113,5 cm. Residenzgalerie Salzbourg, Salzbourg.
Ricci était un peintre vénitien remarquable pendant la transition du baroque tardif au rococo.
Dans sa « Legenda Aurea », le chroniqueur du XIIIe siècle Jacobus de Voragine écrit sur la découverte de la Sainte Croix par Sainte Hélène: « Après que Constantin le Grand ait vaincu son rival Maxence par le pouvoir de la Croix, sa mère Hélène entreprit un pèlerinage en Terre Sainte ».
Elle fit détruire le temple de Vénus, érigé sur la colline où le Christ avait été crucifié, et fit creuser le sol, laissant apparaître trois croix. Celles-ci ont été placées l’une après l’autre sur la poitrine d’un jeune récemment décédé. Lorsque la troisième lui fut placée, il revint à la vie.
Dans ce tableau, Ricci montre la découverte de la Croix et son élévation. L’impératrice Hélène, entourée de sa cour, regarde avec béatitude la Croix retrouvée. Le jeune ressuscité s’agenouille devant elle en prière.
Dans la sphère céleste, les anges montrent les instruments de la Passion.

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